Limite de vitesse à 120 km/h sur l’autoroute. Le gouvernement libéral refuse de faire face à la réalité

« Aujourd’hui, dans le cadre de l’étude du projet de loi 165, Loi modifiant le Code de la sécurité routière et d’autres dispositions, le Parti Québécois a proposé au ministre des Transports, André Fortin, de mener un projet pilote visant à fixer la limite de vitesse à 120 km/h sur les autoroutes du Québec. Malheureusement, le ministre a rejeté l’idée du revers de la main, préférant poursuivre avec l’hypocrisie », a déclaré le député de René-Lévesque, Martin Ouellet.

EN BREF

  • Le Parti Québécois propose un projet pilote pour fixer à 120 km/h la vitesse maximale sur les autoroutes du Québec; cette nouvelle limite serait alors strictement appliquée.
  • Il est plus que temps d’ajuster la loi à la réalité sur le terrain, de mettre fin à l’hypocrisie qui règne.
  • L’objectif de cet engagement est avant tout la sécurité publique : les règles doivent être claires et appliquées uniformément.

« Il est de notoriété publique qu’il est possible de rouler à 115, voire à 120 km/h sur l’autoroute sans être inquiété par les policiers, même si la limite officielle est fixée à 100. Le Parti Québécois considère qu’il est grand temps de mettre fin à cette hypocrisie, d’étudier sérieusement la possibilité de fixer la limite de vitesse à 120 km/h sur les autoroutes du Québec, et de la faire respecter », a ajouté Martin Ouellet. « L’objectif en est d’abord un de sécurité publique : les règles doivent être claires pour tout le monde et appliquées uniformément. Autrement dit, fini les ralentissements brusques par crainte de croiser un policier peut-être moins tolérant! Le projet pilote devrait aussi inclure la possibilité de diminuer la vitesse maximale quand les conditions météo sont difficiles, comme le prévoit d’ailleurs déjà le Code de la sécurité routière », a également expliqué le député.

« Hier, le ministre des Transports et son équipe ont avoué que les radars photo ne sont pas calibrés pour donner des contraventions en fonction de la limite actuelle de 100 km/h. Donc, quelle est la vitesse véritablement tolérée par les policiers? C’est un mystère. Nous n’avons pas réussi à obtenir de réponse. C’est complètement absurde, et ça démontre que la loi doit absolument être ajustée à la réalité sur le terrain. Nous ne comprenons pas pourquoi le gouvernement libéral se cache ainsi la tête dans le sable. Un gouvernement du Parti Québécois mettrait fin à cette hypocrisie », a conclu Martin Ouellet.

Donnez votre appui à Martin Ouellet